Villeurbanne est sacrée “Capitale française de la culture” pour 2022. Elle a remporté ce titre face à 29 autres villes. Cédric Van Styvendael, le premier magistrat de la ville, a explosé de joie après l’annonce du verdict : “nous accueillons ce titre avec une grande joie et une grande fierté.” Il a souligné l’enthousiasme des acteurs qui ont porté le dossier, un projet consacré à la jeunesse.

Les jeunes villeurbannais au cœur du processus

Les jeunes souffrent face aux mesures visant à freiner la propagation du Covid-19. Ils ne peuvent plus se rencontrer, ni effectuer des activités communes en plein air. Les impliquer au sein d’un projet culturel de cette envergure contribuerait ainsi à leur épanouissement.

Selon les précisions fournies par le Maire, environ la moitié des Villeurbannais ont moins de 30 ans. Favoriser l’accès à la culture figure parmi les défis de la ville. Il a résumé le principe fondamental du dossier à nos confrères de LyonCapitale.fr : “On met la jeunesse au cœur. Pour la sortie de crise sanitaire, c’est une formidable opportunité d’envoyer un signal positif à la jeunesse.

La ville a sollicité ses citoyens. Environ 3000 personnes ont rejoint le comité de soutien à la candidature.

Une mobilisation générale en faveur de la culture à Villeurbanne

Le projet villeurbannais met l’accent sur la participation des différentes parties prenantes. Il s’articule autour de deux axes majeurs : impliquer les jeunes dans la réalisation et inclure les quartiers de la ville au sein du processus.

Un festival en plein air dans le parc naturel urbain de la Feyssine figure parmi les évènements phares. D’après le maire de Villeurbanne, ils confieront la gestion de chaque étape aux jeunes : conception, production, programmation artistique et coordination technique.

Le dossier comporte aussi une vingtaine de balades centrées sur les patrimoines de Villeurbanne. La totalité du parcours dépassera les 100 km. Les responsables insistent sur le caractère original des tracés qui mettront en valeur un cadre spécifique.

Le dossier prévoit le lancement de 25 mini-centres culturels en vue d’encourager la lecture, l’éveil musical et le contact avec les œuvres d’art. Cette décentralisation engendra une saine émulation au niveau des quartiers.

Un budget de quelques millions d’euros pour le projet

Le maire espère que l’obtention du label “capitale française de la culture” profitera aux professionnels du secteur qui traversent une période délicate : “ce titre offrira un horizon sortie de crise mobilisateur.

L’année de la culture durera de septembre 2021 à septembre 2022. Le ministère de la Culture accordera un million d’euros à la municipalité. Selon les informations disponibles, les villes candidates ont prévu une enveloppe comprise entre 6 et 12 millions d’euros afin de concrétiser leur projet.

La mairie collabore avec plusieurs partenaires. Entre autres Le Théâtre national populaire, Les Ateliers Frappaz, Le cinéma Le Zola, la compagnie KompleX KapharnaüM et Only Lyon. Ils organiseront des activités centrées sur les jeunes. Quatre universités apporteront aussi leur contribution : UDL, Lyon 1 Claude Bernard, Lumière Lyon 2 et Jean Moulin Lyon 3.

La dynamique créée autour de ce label inspirera également les entreprises comme Galien toiture.

Capitale française de la culture : stimuler l’innovation

Villeurbanne a remporté la course face à 8 finalistes : Angoulême, Brest, Laval, Le Mans, Metz, Saint-Paul de La Réunion, Sète et la communauté des communes du Val Briard. Chaque candidat a défendu son projet durant une présentation de 30 minutes. Après, les sept membres du jury ont posé de nombreuses questions pendant 1 heure.

La genèse du concept remonte à 2015. Bernard Faivre d’Arcier a ensuite peaufiné les détails. Convaincu de son intérêt, le ministère de la Culture a validé la création du label Capitale française de la culture.

Organisé tous les deux ans, le concours est destiné aux villes moyennes ou un groupement de communes de 20.000 à 200.000 habitants.